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Message de la Présidente

« Au cours de ses 60 ans d’existence, le BRGM a démontré une capacité d’adaptation constante. »

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Scan 3D d’une ancienne carrière souterraine. Cette opération permet au géotechnicien d’avoir une information précise sur la géométrie et la dégradation de la cavité. © BRGM – S. Yart

En 2019, le BRGM a fêté ses 60 ans ! Service géologique national sous triple tutelle (ministères de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation - de la Transition écologique - de l’Économie, des Finances et de la Relance), il est chargé de mettre recherche, expertise et innovation au service d’une gestion durable des ressources et des risques du sol et du sous-sol. Son quotidien est de mettre le temps long, voire très long, du géologue au service du présent.

Son défi est aujourd’hui de proposer des réponses concrètes pour faire face aux enjeux du sous-sol du XXIe siècle. Sol et sous-sol sont peu connus alors qu’ils sont une partie essentielle de notre patrimoine. Le métier du BRGM est, par la combinaison de différentes technologies, d’en dresser une carte numérisée, à diverses échelles d’espace ou de temps, pour aider à répondre à des enjeux sociétaux variés : chaleur renouvelable, stockage d’énergie ou de déchets, économie circulaire des terres et matières premières minérales, traçabilité, ressource en eau souterraine, reconquête des friches industrielles, gestion des risques naturels (glissements de terrain, séismes, cavités, submersions marines, recul du trait de côte…).

Le BRGM a vécu de nombreuses évolutions depuis sa création et a su constamment s’adapter. Son rôle est moteur en matière de recherche appliquée, de connaissance du sous-sol et d’expertise technique et scientifique.

En 2019, le BRGM a contribué à une découverte scientifique exceptionnelle avec ses partenaires CNRS/INSU, Ifremer et IPGP, celle d’un nouveau volcan sous-marin qui est apparu au large de Mayotte. Les experts du BRGM se sont aussi impliqués fortement dans l’accompagnement sur place de la gestion du séisme du Teil, survenu le 11 novembre 2019. Les reconstitutions par interférométrie à partir des images satellites produites en quasi temps réel par le BRGM ont permis d’identifier la faille qui a joué et d’illustrer les déplacements générés par le séisme.

Nous avons par ailleurs poursuivi la rénovation des installations scientifiques, avec notamment la mise en service de la plateforme d’expérimentation PRIME, unique en Europe, qui permettra de valider, bien mieux qu’en laboratoire, toutes les techniques de remédiation des sols. Au niveau du Groupe, nous avons pris une participation de 40 % dans la société Soltracing : c’est la première entreprise française à proposer de sécuriser les flux de terres excavées de chantier à chantier pour développer les circuits courts, tant prisés par les français, dans le domaine des travaux publics.

2020 a commencé par la crise épidémique inédite et exceptionnelle du Coronavirus. Le BRGM a dû fermer ses laboratoires mais a réussi à pratiquer un télétravail massif pour près de 90 % de son personnel, montrant là sa capacité d’anticipation. L’expérience reconnue du BRGM dans la gestion de crise et la pratique d’exercices réguliers avec les autorités et la sécurité civile ont permis au BRGM de gérer au mieux cette crise épidémique avec son personnel parfaitement mobilisé. Aucune hospitalisation n’a été à déplorer et aucun client ne semble avoir été perdu du fait de cette pandémie.

Les enjeux et les sujets relatifs au sous-sol sont essentiels pour notre société. Les équipes du BRGM sont pleinement mobilisées pour y travailler avec force Elles souhaitent le faire avec le monde académique mais aussi avec les collectivités territoriales, qui gèrent notre territoire (sous-sol compris), et avec les industriels qui ont une incontestable capacité de diffusion.
Tout est prêt pour la reprise !

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Prénom de l'auteur
Michèle
Nom de l'auteur
Rousseau
Fonction de l'auteur
Présidente-Directrice générale